témoignage endométriose Delphine

L’endométriose qui se fait la malle dans le diaphragme ? Le témoignage de Delphine

Vos témoignages sont importants pour sensibiliser aux différentes formes que peut prendre l’endométriose. Aujourd’hui c’est Delphine qui prend la parole pour parler de sa vie avec l’endométriose, de son diagnostic à maintenant en passant par des étapes très difficiles dont elle se serait bien passé ! Sans plus attendre, je vous laisse avec ses mots. ⤵️

La découverte de l'endométriose

Je m’appelle Delphine, j’ai 41 ans et je suis kinésithérapeute. Je suis sportive et j’ai une bonne hygiène de vie.
Il y a 10 ans, au détour d’examens d’infertilité, je fais une échographie. Diagnostic : j’ai un kyste d’endométriose sur mon ovaire droit.
“Cela peut expliquer le fait que j’ai du mal à avoir un enfant?” demandais-je au médecin qui me fait l’échographie. “Bah, évidemment, Madame” me répond le médecin avec beaucoup de tact.

Suite à cela, je prends deux avis de médecins spécialisés dans la PMA. Ils me conseillent d’enlever le kyste puis de démarrer un protocole de PMA. Je précise que j’avais quelques douleurs au ventre pendant les règles mais c’est tout.

L’opération se passe très bien, je prends le temps de récupérer puis enchaîne sur un protocole de PMA. Nous avons eu beaucoup de chance, celui-ci a marché du premier coup et nous avons eu un petit garçon. Il a 8 ans aujourd’hui.

Après cela, je reprends une vie normale. Souhaitant un 2e enfant, je ne reprends pas de pilule. J’en discute avec ma gynéco, qui à chaque fois me dit que tout va bien, que mon endométriose ne semble pas redémarrer.

Tout se complique...

Il y a 1 an, ayant finalement décidé qu’on n’aurait pas de 2e enfant, je me décide à me faire poser un stérilet. Je me dis que c’est mieux quand même pour que l’endométriose ne revienne pas. Elle me laissait tranquille mais quand même, je gardais en tête le fait que cela pouvait revenir. Même si certains médecins disent que l’endométriose peut s’arrêter après une grossesse…

Et puis la grosse claque !

Il y a 5 mois, une grosse douleur me prend dans la poitrine ainsi que dans l’épaule droite. Je me dis que ça va passer, que ça ne peut pas être grave, à la rigueur peut-être une côte cassée car j’avais porté quelque chose de lourd quelques jours avant. Je pars en vacances et au retour, n’allant pas mieux je décide de me rendre aux urgences.

Je commence à raconter mon histoire et très rapidement le médecin me dit, “vous faites un pneumothorax”.

Je me retrouve à l’hôpital, on me met un drain, ça fait très mal. Les médecins ne comprennent pas pourquoi j’ai fait un pneumothorax, je n’ai pas le profil. Je sors de l’hôpital au bout de 4 jours, je me renseigne, et là je vois que l’endométriose peut provoquer un pneumothorax. À ce moment, je savais que cela recommencerait car si c’était l’endométriose, le seul moyen d’éviter les récidives était d’opérer.

endométriose diaphragme

Et maintenant, on fait quoi ?

Je passe 2 mois en sursis. Je vois une pneumologue qui me dit : si c’est l’endométriose qui a provoqué le pneumothorax, il faudra opérer. Mais il faut attendre la récidive, car les examens ne sont pas très précis et on ne va pas vous ouvrir pour rien. Elle essaie de me rassurer en me disant que c’est tout de même très rare.

Une semaine après, je suis assise sur une chaise et je sens que ça recommence, les mêmes symptômes : toux aux changements de position, douleurs dans le dos et dans l’épaule, sensation bizarre quand je me penche en avant. Le lendemain, je suis hospitalisée, 3 jours après, opérée.

Pendant l’opération, ils trouvent des trous dans mon diaphragme. Les lésions ont été créées par l’endométriose. Il referme tout avec des fils et des plaques.

Je me réveille avec des douleurs intenses (car on ne le sait pas avant, heureusement, mais la chirurgie thoracique est une des chirurgies les plus douloureuses qui existe). Je passe deux semaines à l’hôpital avec beaucoup de douleurs puis rentre chez moi pour 6 semaines de convalescence. Me voilà à trois mois de l’opération. Ça va beaucoup mieux mais je garde encore des douleurs.

Pour l’endométriose, j’ai été 3 mois en ménopause artificielle. Dans mon cas, cela a surtout provoqué de la fatigue, des maux de tête et joué sur mon humeur. Puis, j’enchaîne sur une pilule en continue de progestatifs (spéciale endométriose).


Les médecins sont confiants, le pire est derrière moi. Espérons-le….
En attendant, je vis encore avec la crainte que cela recommence.

Vos témoignages comptent 💛

Vos témoignages sont importants pour sensibiliser à toutes les différentes formes que peut prendre l’endométriose. Et si le prochain témoignage c'était le vôtre ? Envoyez-moi un message à endome.fr[@]gmail.com ou en mp sur Instagram.

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Clémence

16 ans de retard diagnostic, découverte d'une endométriose sévère, superficielle et profonde et d'adénomyose diffuse à 26 ans. Opérée 6 mois plus tard et 6 mois de ménopause artificielle plus tard, me voilà à partager mes expériences et connaissances pour sensibiliser à cette maladie chronique (de crotte !). Et surtout pour que les autres endogirls aient plus de choix et de possibilités que moi.🎗️

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